Les batailles d'Artois
Après la mobilisation générale du 1er août 1914 et l'annonce de la guerre le 2 août, les Allemands envahissent la Belgique par surprise le 3 août. La bataille des frontières tourne vite à la débâcle de nos troupes. Il se produit alors à travers la région du Nord un exode massif de milliers de civils belges se dirigeant vers Paris. Fin août, les premiers combats vers Arras provoquent un second exode, celui des populations locales fuyant vers le sud ou vers le Haut Artois.
Les Allemands atteignent Arras le 31 août. La ville est occupée et pillée pendant deux jours, les 6 et 7 septembre. Cependant, le plan des envahisseurs excluant le Pas-de-Calais, le gros des troupes allemandes passe à l'est d'Arras.
A la mi-septembre, après la bataille de la Marne, les troupes françaises et britanniques remontent vers le littoral et le nord pour tenter de déborder l'adversaire, dans une man½uvre appelée " la course à la mer ". Pendant plusieurs semaines des combats sporadiques éclatent dans la région, entre Arras et St Pol sur Ternoise, sans front fixe.
La première " bataille de l'Artois " se déroule du 1er au 26 octobre 1914, entre Arras et Lens. L'avance de la VIe Armée allemande, celle du Kronprinz de Bavière, a creusé un saillant entre Armentières et Arras dont l'extrémité atteint les hauteurs du plateau d'Ablain Saint-Nazaire, où se dressait une chapelle dédiée à la Vierge. Les Bavarois occupent puis fortifient la crête et les villages environnants. Les Français subissent de lourdes pertes et reculent. Après la chute de Lens le 4 octobre et l'arrivée des renforts belges et britanniques, le front se stabilise. Les premiers de nos soldats tombent le 9 octobre 1914, lorsque le 149e Régiment d'Infanterie attaque le secteur de Lorette. A l'automne, sur cette première ligne de front, l'horreur quotidienne des assauts répétés contre le plateau d'Ablain Saint Nazaire et le village de Carency nous coûte des milliers de victimes. Puis les deux armées épuisées commencent à s'enterrer dans des tranchées, face à face, dans la boue, le froid et la neige de ce rigoureux hiver 1914-1915. Après les offensives de décembre 1914, françaises au nord d'Arras, anglaises sur Richebourg, le front se stabilise et se " calme " enfin pendant plusieurs mois.
Le Généralissime JOFFRE décide au printemps 1915 une vaste offensive destinée à crever le front ennemi. Le Général FOCH est chargé de la superviser avec la Xe Armée du Général d'URBAL, composée des 33e Corps d'Armée, Général PÉTAIN, 21e Corps d'Armée, Général MAISTRE, 9e, 10e et 20e Corps d'Armée, soit 15 divisions d'Infanterie, 3 corps de Cavalerie, 1.000 canons et 125 mortiers de tranchées. C'est la deuxième " bataille de l'Artois ".
Le bombardement visant à démolir les positions ennemies débute à 6h. le 9 mai 1915. A 10h. l'assaut à la baïonnette et à la grenade démarre. Il faut un mois et demi de combat acharné pour s'emparer d'une partie seulement du périmètre fortifié allemand. Les Français emploient mal une artillerie qui manque de canons lourds et l'infanterie est massacrée par les mitrailleuses et les obus.
Le 9 mai 1915, les Chasseurs alpins de la 77e Division d'Infanterie avancent de 5 km, les Nord-Africains et la Légion atteignent la côte 119, abandonnée faute de renfort, tandis que le 21e Corps d'Armée progresse sur le plateau de Lorette.
Le 10 mai, les Français continuent d'attaquer Carency, Neuville Saint-Vaast et Le Labyrinthe, avec de très lourdes pertes. Le lendemain, une lutte féroce continue sur le plateau et la chapelle Notre Dame de Lorette est prise au corps à corps.
Après la mobilisation générale du 1er août 1914 et l'annonce de la guerre le 2 août, les Allemands envahissent la Belgique par surprise le 3 août. La bataille des frontières tourne vite à la débâcle de nos troupes. Il se produit alors à travers la région du Nord un exode massif de milliers de civils belges se dirigeant vers Paris. Fin août, les premiers combats vers Arras provoquent un second exode, celui des populations locales fuyant vers le sud ou vers le Haut Artois.
Les Allemands atteignent Arras le 31 août. La ville est occupée et pillée pendant deux jours, les 6 et 7 septembre. Cependant, le plan des envahisseurs excluant le Pas-de-Calais, le gros des troupes allemandes passe à l'est d'Arras.
A la mi-septembre, après la bataille de la Marne, les troupes françaises et britanniques remontent vers le littoral et le nord pour tenter de déborder l'adversaire, dans une man½uvre appelée " la course à la mer ". Pendant plusieurs semaines des combats sporadiques éclatent dans la région, entre Arras et St Pol sur Ternoise, sans front fixe.
La première " bataille de l'Artois " se déroule du 1er au 26 octobre 1914, entre Arras et Lens. L'avance de la VIe Armée allemande, celle du Kronprinz de Bavière, a creusé un saillant entre Armentières et Arras dont l'extrémité atteint les hauteurs du plateau d'Ablain Saint-Nazaire, où se dressait une chapelle dédiée à la Vierge. Les Bavarois occupent puis fortifient la crête et les villages environnants. Les Français subissent de lourdes pertes et reculent. Après la chute de Lens le 4 octobre et l'arrivée des renforts belges et britanniques, le front se stabilise. Les premiers de nos soldats tombent le 9 octobre 1914, lorsque le 149e Régiment d'Infanterie attaque le secteur de Lorette. A l'automne, sur cette première ligne de front, l'horreur quotidienne des assauts répétés contre le plateau d'Ablain Saint Nazaire et le village de Carency nous coûte des milliers de victimes. Puis les deux armées épuisées commencent à s'enterrer dans des tranchées, face à face, dans la boue, le froid et la neige de ce rigoureux hiver 1914-1915. Après les offensives de décembre 1914, françaises au nord d'Arras, anglaises sur Richebourg, le front se stabilise et se " calme " enfin pendant plusieurs mois.
Le Généralissime JOFFRE décide au printemps 1915 une vaste offensive destinée à crever le front ennemi. Le Général FOCH est chargé de la superviser avec la Xe Armée du Général d'URBAL, composée des 33e Corps d'Armée, Général PÉTAIN, 21e Corps d'Armée, Général MAISTRE, 9e, 10e et 20e Corps d'Armée, soit 15 divisions d'Infanterie, 3 corps de Cavalerie, 1.000 canons et 125 mortiers de tranchées. C'est la deuxième " bataille de l'Artois ".
Le bombardement visant à démolir les positions ennemies débute à 6h. le 9 mai 1915. A 10h. l'assaut à la baïonnette et à la grenade démarre. Il faut un mois et demi de combat acharné pour s'emparer d'une partie seulement du périmètre fortifié allemand. Les Français emploient mal une artillerie qui manque de canons lourds et l'infanterie est massacrée par les mitrailleuses et les obus.
Le 9 mai 1915, les Chasseurs alpins de la 77e Division d'Infanterie avancent de 5 km, les Nord-Africains et la Légion atteignent la côte 119, abandonnée faute de renfort, tandis que le 21e Corps d'Armée progresse sur le plateau de Lorette.
Le 10 mai, les Français continuent d'attaquer Carency, Neuville Saint-Vaast et Le Labyrinthe, avec de très lourdes pertes. Le lendemain, une lutte féroce continue sur le plateau et la chapelle Notre Dame de Lorette est prise au corps à corps.



